L’État du Nouveau-Mexique est le quatrième plus grand État des États-Unis, plus grand que l’Italie, avec une superficie de 315 194 km². Les sites étant assez éloignés les uns des autres, peu de visiteurs internationaux s’aventure au Nouveau Mexique. Si vous comptez vous rendre à White Sands, le plus grand désert de gypse du monde, arrêtez vous à Santa Fe, la ville est des plus agréable et on y mange très très bien.

Fanta Fe

Entre Albuquerque et Los Alamos, Santa Fe est la plus vieille ville de l’Union. Fondée en 1610 par les Espagnols, elle a conservé plusieurs églises de l’époque coloniale et la Plaza est un bel exemple de l’architecture traditionnelle. A Santa Fe, les buildings sont interdits, chaque demeure respecte le style pueblo (maison adobe). La ville est devenue branchée : artistes et vedettes du show-biz viennent y passer leurs week-ends.

A visiter

Alamogordo, Albuquerque, Aztec Ruins National Monument, Bisti Badlands, Carlsbad Caverns National Park, Chaco Canyon, Fort Sumner, Gallup, Los Alamos, Pueblo Laguna, Pueblo of Acoma, Roswell, Santa Fe, Taos, White Sands National Monument

Histoire

Le nouveau Mexique possède la capitale la plus ancienne des Etats-Unis : Santa Fe fut fondée en 1610, l’année où mourait Henri IV.

L’implantation humaine sur le territoire est très ancienne : au nord-est, on a retrouvé à Clovis et Folsom des pointes de flèches datant de 12 000 ans, dont la facture n’existe qu’en Amérique du Nord. Au nord d’Alamogordo et près d’Albuquerque, des gravures rupestres ont plus de 1000 ans. Sur le Plateau du Colorado, les ruines plus récentes des civilisations anasazis de Pueblo Bonito, d’Aztec, les constructions troglodytes des Mogollons de Gila Cliff marquent l’ouest de l’Etat. A Taos, Pecos, Santa Fe, Albuquerque, Abo, Quarai, Gran Quivira et bien d’autres endroits subsistent les vestiges de la colonisation espagnole, ainsi que des villages indiens toujours habités.

A l’arrivée des Européens, deux types de civilisation prévalent chez les indiens. Les pueblos pratiquent l’agriculture. Ils sont ouverts à de nouvelles techniques, et plus faciles à coloniser, parce qu’ils sont sédentaires. Mais leur attachement à leur religion va donner du fil à retordre aux missionnaires. Les Apaches au sud et à l’est, les Utes au nord, sont nomades. Pendant l’été, ils cultivent des jardins, dont ils tirent un peu de maïs, du tabac et des courges, mais vivent surtout de chasse. Bien souvent, le pillage des ranchos espagnols et des pueblos indiens constitue pour eux une ressource importante.

Une tribu évolue entre les deux : dans le nord-ouest du territoire et dans l’Arizona, les Navajos venus du Canada adoptent l’élevage, l’agriculture et des techniques nouvelles, comme le tissage et la poterie. Mais ils ne se laisseront jamais convertir, ni rassembler systématiquement dans des villages. Ils ne cesseront leurs pillages qu’après avoir été vaincus par l’armée américaine.

Hormis quelques explorateurs français, puis américains, le plus souvent embastillés par les Espagnols sous l’inculpation d’espionnage, les premiers Américains arrivent en 1821. Ils auraient probablement subi le même sort si le Mexique n’avait gagné son indépendance quelques mois plus tôt. Ces hommes, des commerçants, viennent d’ouvrir la piste de Santa Fe : pendant 59 ans, jusqu’à ce que le chemin de fer les ait complètement remplacées, les caravanes de chariots viendront chargées de produits industriels, et repartiront chargées de peaux.

Les déserts vont justement faire son renouveau ! Dans la course de vitesse où il faut battre Hitler, le 16 juillet 1945, les Américains font exploser la première bombe atomique dans le bassin de Tularosa. Le laboratoire de physique nucléaire de Los Alamos contribue après guerre à la croissance rapide d’Albuquerque.