Lorsque, bercé par les films de type western dans mon enfance, je me retrouve dans un camp entouré de trappeurs et d’indiens, je crois rêver! A 18ans et un mois, je réalise mon rêve, celui de partir 6 mois aux USA.

Tout est si nouveau, Je ne parle pas un mot d’anglais, c’est un sérieux handicap dans un pays ou les gens n’hésitent pas à engager la conversation, à cette époque la France éveille les curiosités, le rayonnement de la France à depuis bien changé! Motivé à sortir avec de jolie américaines, je suis totalement bilingue au bout de 3 mois.

Les découvertes

La première sensation envahissante, totalement différente de ce que je connais, est une sensation de liberté totale. On peut être qui on veut, s’habiller sans contrainte, le ridicule n’existe pas, on ne vous juge pas sur les apparences. Dans le bus, plutôt que le jouer à la française et de regarder ses pieds, les gens discutent, ils communiquent, je suis invité à venir diner au bout de quelques minutes, une hospitalité remarquable! Tout est immense, les voitures, les rues, les plaines, les déserts. Je passe mon permis de conduire pour 150 $, les avenues sont aussi larges que nos autoroutes! Dans les « Drive In Theater », cinémas en plein air, totalement inexistant en France, on peut confortablement regarder un film dans sa voiture et peloter tranquillement sa petite amie 🙂

Fort Briger : au temps des colons

Une famille qui fabrique des tipis me propose un voyage dans le temps à Fort Brigder dans le Wyoming. Pendant 3 jours, les descendants de pionniers, de trappeurs et des amérindiens se réunissent pour vivre, manger et dormir comme à l’époque du farwest

C’est dans un tipi au cours d’un diner autour du feu, ou s’activent les cuisiniers pour une trentaine de personnes, que l’on me remet le bonnet de trappeur français, sorte de bonnet de nuit en laine avec un gros pompon sur le coté. Il parait que ces « Salaud de trappeur français » vendaient volontiers les terres des indiens aux plus offrants, détail historique dont je me serais bien passé, vu l’affection que je porte aux tribus amérindienne.

Les amérindiens

J’ai eu le privilège de vivre neuf mois dans la tribu amérindiens des Tulalip, au Nord Ouest de Seattle, tout prêt de la frontière canadienne. Les amérindiens, massacrés à l’arme de guerre et décimés par des maladies bien européennes, étaient environ 14 millions à l’arrivée des européens et n’était plus que 400 000 avant la deuxième guerre mondiale. 13 millions de victimes et le terme de génocide n’est jamais officiellement employé (5 millions pour la Shoah)! Plutôt que de se nourrir de leur sagesse et de leur philosophie de vie basées sur le respect de la nature, nous les privons de leur chasse, les obligeons à travailler, tout en leur fournissant suffisamment d’alcool pour accélérer leur soit disant décadence. Ces maudits indiens n’avaient pas d’âmes, il n’étaient pas catholique et devaient être exterminés!

Les amérindiens n’ont pas de religion organisée, se sont de libres penseurs guidés par la sagesse des anciens, ou chacun doit faire son propre chemin pour se rapprocher des ses ancêtres. IL sont proches de la nature, il la respecte, il la vénère, ils vivaient en harmonie. Bien loin de l’image artificielle de ces sauvages qui scalpaient les blancs, mensonges éhontés totalement inventés par Hollywood, très certainement pour justifier l’injustifiable.

Il aura fallut attendre quelques siècles, pour que les gouvernements amérindiens soient invités officiellement à la maison blanche, par le président Barack Obama, 564 tribus !

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