Situé à la latitude du tropique Nord, le Sahara s’étend, de l’océan Atlantique à la mer Rouge, sur 8 millions de km2 (près de 15 fois la France) et sur dix pays : c’est le plus grand désert chaud du monde. Sans eau, la vie animale et les cultures sont impossibles. Pourtant, les déserts ne sont pas totalement vides d’hommes. Comment ces derniers parviennent-ils à vivre dans un tel milieu ?

Un milieu aride

  • Dans le désert, les précipitations annuelles sont inférieures à 250 mm par an. Les pluies sont rares et irrégulières. Le peu d’eau qui tombe s’évapore très vite car les températures dépassent les 20 à 30 °C. Le vent accentue encore cette aridité.
  • Les plantes ne peuvent survivre dans ce climat sec et torride. Le paysage se compose essentiellement de roches, de cailloux et de sable. On voit ainsi des ergs (des régions couvertes de dunes de sable, comme le Grand Erg occidental), et des regs (de vastes étendues planes, constituées de cailloux).
  • Les cours d’eau, les oueds, ont souvent leur lit complètement à sec ; l’arrivée de pluies exceptionnelles provoque alors des crues, brutales et dangereuses.

Un désert humain

Les habitants se concentrent dans les oasis, tandis que les nomades parcourent, pour survivre, de vastes espaces. Les 500 000 Touaregs du Sahara occupent un territoire de quelque 2,5 millions de km2. La densité de la population y est donc, en moyenne, très faible : moins d’un habitant au km2.

Une vie adaptée au désert

Les hommes du désert vivent en petits groupes, sous une grande tente. Ils se déplacent pour les besoins de leurs troupeaux et pour assurer le transport de marchandises.

  • Ils doivent se protéger contre la chaleur, le soleil et les vents de sable. Aussi portent-ils des vêtements qui couvrent l’ensemble de leur corps (y compris leur visage). Ces vêtements de couleur sombre qui déteignaient sur la peau ont valu aux Touaregs le surnom d’« hommes bleus ».
  • À des températures aussi élevées, l’Homme a besoin de boire 10 litres d’eau par jour s’il travaille ; 5 litres s’il reste à l’ombre et au repos. Les nomades disposent rarement en surface de telles quantités d’eau : ils utilisent l’eau du sous-sol, celle des sources ou des puits creusés notamment dans le lit des oueds.