Chinguetti

Chinguetti est une ville du centre-ouest de la Mauritanie, située sur les plateaux désertiques de l’Adrar. Elle témoigne d’un mode de vie traditionnel, centré sur la culture nomade de la population du Sahara occidental.

Progressivement envahie par les sables, la ville a gardé son tissu urbain élaboré entre le XIIe siècle et le XVIe siècle, avec ses maisons à patio se serrant en ruelles étroites autour d’une mosquée à minaret carré, coiffée de 5 œufs d’autruche.

La ville est classée comme site du Patrimoine Culturel Mondial de l’Unesco depuis 1996.

Le lycée

Il est 7h du matin, je suis dans la vielle ville à la recherche d’un sujet. J’observe deux adolescentes qui porte des tenues de couleurs vives se diriger vers la ville nouvelle. Je les suis et c’est deux puis trois autres filles qui se joignent à elles sur le chemin de l’école.
Je me poste devant le lycée, assis parterre, je fige les derniers retardataires. Le directeur de l’école sort de l’établissement, il m’invite à le visiter. Je saisis l’occasion et lui demande de photographier une classe de filles, il n’emmène dans une classe, les filles pas du tout contente de ma présence, protestent bruyamment. Le directeur, d’un mot du genre « vos gueules » ou équivalent agit avec promptitude, les filles sont assises et silencieuses. La lumière est divine, elle entre par une porte derriere moi et par une fenêtre au fond de la salle, je prends 3 clichés et je sort sans oublier de les remercier. Cette image, je l’adore !

Une ville ou l’on se sent bien

C’est la deuxième fois que j’arpente les ruelles ensablées de cette ville en une semaine, je m’y sens bien. Les habitants sont plaisants, voir complaisants et prennent la pose. Je demande toujours avant de faire une image, mais autour du marché dans la vielle ville, c’est carrément impossible. Je me renseigne, la raison est simple, un touriste avait eu la bonne idée de faire des cartes postales de leurs trombines, ils n’avaient pas demandé à apparaître sur un objet mercantile.

Les dunes ensevelissent la ville, dès que le rez de chaussé n’est plus habitable, ils construisent au 1er. J’ai pris le temps de jouer avec les enfants, le rire de ces enfants qui vivent dans une pauvreté certaine est touchant, leur visages sont marquant, il y a certains visage que je ne peux oublier, sans avoir le même langage, on pouvait communiquer, des moments simples et merveilleux.

En Afrique on peut faire plaisir avec pas grand chose, des crayons, des cahiers, des vêtements, des bonbons; il ne faut pas oublier de préparer avant de partir