“Car le feu qui me brûle est celui qui m’éclaire.” – Etienne de La Boétie

Au tout début, les « joues en feu », deux êtres amoureux sentent leurs cœurs « s’embraser » d’une «flamme » qui se veut éternelle. À force de « jouer avec le feu », dans « l’ardent brasier » d’une étreinte amoureuse, nous voilà engendrés d’une double « étincelle » de vie.

A la naissance, nous voici déjà sous « le feu » des projecteurs, après que maman ait été mise à « feu et à sang » dans un accouchement qui fit plus ou moins « long feu». Tout au long de l’enfance, en véritables « feux follets », nous sommes « les soleils » de la famille. On nous « chauffe les fesses » tout au long de notre jeunesse, à la hauteur des bêtises qui usent « à petit feu » la patience de tous.

A l’adolescence, les premières « allumeuses » ou les premiers « allumeurs » éveillent en nous des émois amoureux, mettent « le feu » à notre âme et certain(e)s d’entre nous sont accusé(e)s d’avoir « le feu » aux fesses sans attendre « le feu » vert des parents.

À 20 ans, l’aventure nous attire, en véritable « têtes brûlées » nous parcourons le monde en faisant « feu » de tout bois.

A 30 ans, après avoir été « consumés » par l’amour, nous sommes « tout feu tout flamme » dans une vie de couple où nous « brûlons la chandelle par les deux bouts» dans la tranquille chaleur d’une flambée de bois sec.

A 40 ans, certain(e)s d’entre nous « jouent avec le feu » et voient leur couple « faire long feu » pour n’être plus que du « réchauffé ».

A 50 ans, à l’âge mûr, après « s’être brûlé les ailes » dans une suractivité d’enfer, nous n’aspirons plus à jeter de « l’huile sur le feu » et nous passionnons pour les braises incandescentes du barbecue.

À 60 ans, nous sommes « entre deux feux », quittant le « feu de l’action » pour le monde tiède des retraités où nous prenons nos dernières « cuites ».

Après 75 ans, nous « brûlons nos dernières cartouches » et à 80 ans, nous voici quasiment «consumés » dans un « foyer » d’accueil.

À 90 ans, les autres disent devant nos cendres refroidies: « feu » notre ami(e) était complètement « cuit(e) », voici qu’il (elle) s’est « éteint(e) » pour finir dans les « flammes » de l’incinérateur.

Et bien après, …, nouvelle flambée en perspective : voici les flammes de l’enfer prêtes à nous consumer pour l’éternité.

« L’amour est une mise à feu de l’être. » Jacques Lacan